Du pain partagé à l'art de vivre en commun, à mi-chemin entre histoire et cuisine, généalogie et gourmandise, nous vous invitons à un voyage dans lequel chacun trouvera sa place, dans une rencontre avec le pain, avec les autres et avec lui-même.

Alain, Gérard et Patricia

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Mercredi 16 juillet avec Alain, Gérard et Patricia.

Nous malaxons deux pains de terre et la paille qui l’accompagne, toujours dans la bonne humeur. Fouler à même la palette est long. Nos pieds répandent plus qu'ils ne mêlent. Pour améliorer le mélangeage, nous foulons à l’intérieur de la grande auge rectangulaire. Pour ne pas tomber, nous nous tenons au mur de planches du local.

En travaillant, nous réfléchissons sur la suite de la construction. Il va rapidement nous manquer de la vermiculite et l’embase faisant 60 litres, chaque pain de terre, paille et vermiculite faisant environ 10 litres, il faut donc six pains au total. Avec les deux de ce soir, cela devrait suffire pour samedi prochain.

Pour éviter les soucis de rétreint, qui est de 5% pour la terre de St Amand que nous utilisons, nous décidons de garder nos mélanges humides jusqu'à la fin de la construction et de laisser sécher le tout au final. Pour cela, une grand drap humide enveloppera nos travaux, le tout fermé par un plastique.
Le séchage final sera long, environ six à huit semaines au mieux.
N’ayant pas de briquettes pour la sole du four, nous envisageons de la réaliser avec un simple mélange terre et sable comme le four MOUSSU. Nous verrons ensuite avec l'atelier poterie de la MLC, via Ludo son directeur, s'il est possible de fabriquer une sole sur mesure.