Du pain partagé à l'art de vivre en commun, à mi-chemin entre histoire et cuisine, généalogie et gourmandise, nous vous invitons à un voyage dans lequel chacun trouvera sa place, dans une rencontre avec le pain, avec les autres et avec lui-même.

La cinquième flambée

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5ème flambée ? Et oui, je n'avais pas compté celle faite en semaine par Pierre, il y a 15 jours.

Voici donc le compte-rendu que tous attendent avec impatience ! Et il y a de quoi !!!

Pendant que nous surveillions le feu, Gérard nous a préparé des assiettes gourmandes : roquette, tomate-cerises, avec un pot de fromage blanc à la faisselle amoureusement saupoudré de fines herbes. Nathalie y a ajouté une tranche de jambon de pays. Mais avant d’y toucher, nous avons savouré un cake aux olives, puis d'excellents pâtés de lièvre et de chevreuil. Le tout arrosé d’un p’tit Bergerac 2003 dont Serge nous a régalé. Nous avons également dégusté un sublime…




… Le four ? … Qué four ? … Ah oui ! Le four !!! Ben euh… On a mis du papier, de la cagette, du bois et une allumette… Voilà.


Serge sert le feu à la demande.
Vous remarquerez le plateau biodégrable !

… Pis euh… ensuite tout ça a brûlé et on a préparé le pique-nique où nous avons apprécié le fromage de Nathalie et les gâteaux…

… Comment ça le four ? … Alors les vraies valeurs du bien manger ne vous intéressent plus ? Vous voulez des données techniques, brutes, impitoyables !!! Un compte-rendu carré et inhumain ! C’est ça que vous attendez ? Ok !

Alors sachez que nous nous sommes fait enfumer encore plus que les fois précédentes, au point qu’il faut se poser la question si nous pouvons, et si nous voulons emmener notre œuvre à la ferme des arts (pour Solidari-Terre). Ne risquons-nous pas de faire fuir les visiteurs avant qu’ils ne puissent humer l’odeur du bon pain ? Le débat est ouvert par Sandrine, la seule sagesse féminine présente ce matin. A nous d’y réfléchir ensemble.



Sachez aussi qu’à la suite des observations scientifiques de Véronique, nous avons tenté de faire tourner les braises pour que le bois du fond brûle. Hélas, lorsqu'à la fin nous avons retiré les dernière braises, nous pouvions encore lire les dernières promesses du p’tit Nicolas sur le journal roulé en boule au fond du four 3 h 30 plus tôt… mais cela veut surtout dire que certaines promesses ne font pas long feu !!!



Sachez encore que nous avons inauguré nos toutes premières fissures sur le haut de la bouche du four.

Puissant, le BaByliss « solaire » d’Éric ! Mais rien de grave, du moins pour le four. Pour le BaByliss c’est une autre affaire… Mais Eric en a-t-il encore vraiment besoin ? Oui, Gérard diffuse ici quelques photos compromettantes.


La dernière photo montre Eric procédant à la désincarcération de l'aérateur. Observerez la flamme finissant de réduire l'engin et le regard attristé de l'opérateur.

Sachez que nous nous sommes posés beaucoup de questions autour de notre four, qui lui, serein, avalait les bûches les unes après les autres. En fait il marche très bien. La bouche d’entrée sert pour l’évacuation des gaz brûlés et l’arrivée de l’oxygène. Rien d’étonnant à ce qu’il ne tire pas bien, ce n’est pas une cheminée !!! Ok, je contacte Nicolas… non, pas le dur à cuire… je veux parler de Monsieur Moussu, pour lui demander conseil.

Sachez que si le haut du four était chaud, la base était encore fraîche. Donc tout est normal.

Sachez encore que le stock de bois rue de la roche des brandons est super protégé (Alain parle ici de son stock perso dont il nous a détaillé l'accès et ses diverses protections : remparts avec tours, pont levis, huile brulante, etc.).

Sachez toujours que les roues de la chariote sont dégonflées…

Et sachez, surtout, que nous avons fait un excellent repas grâce à Gérard, à Nathalie et Serge…

Comment ça, vous le saviez déjà ?

La semaine prochaine, Pierre nous achète de la chaux et nous loue une tyrolienne pour crépir l’engin. Pas de flambée avant 15 jours (Pierre, contacte-moi quand tu veux, je suis en congé et disponible sur Cesson la semaine prochaine).

Au fait, Ludo, admiratif et ému aux larmes devant la qualité de notre travail, nous a promis que la MLC nous offrirai un beau soufflet en cuir…



… Aurai-je mal compris ? Ah ! C’était la fumée, pas l’émotion…

Bonnes vacances.

Alain.